Faut-il bannir le français pendant un stage d’immersion en Angleterre ?
C’est une question fréquente chez les parents qui envisagent d’envoyer leur adolescent en immersion linguistique à l’étranger :
« Peut-on vraiment parler d’immersion si les jeunes parlent français entre eux — et est-ce un frein réel à leur progression ? »
C’est une question que beaucoup de parents se posent, avec raison.
Après plus de 20 ans dans l’industrie des langues, à concevoir et organiser des séjours immersifs pour les jeunes, j’ai eu envie de partager un point de vue un peu différent… fondé sur l’expérience de terrain, la pédagogie, et la réalité des adolescents.
Il est normal, en tant que parent, de vouloir optimiser chaque opportunité d’apprentissage — surtout lorsqu’on investit du temps, de la confiance et un certain budget dans une expérience à l’étranger. Et nous savons que beaucoup de familles, malgré leurs efforts, ont été déçues de séjours passés, où les résultats ne semblaient pas à la hauteur de leurs attentes.
Mais ces expériences décevantes sont bien souvent liées à un cadre mal adapté : des objectifs flous, un accompagnement insuffisant, un environnement trop passif ou peu structuré.
En réalité, ce qui fait la différence, ce n’est pas uniquement la quantité d’anglais entendue, mais la qualité de l’immersion proposée :
→ Des objectifs linguistiques clairs
→ Une progression pédagogique adaptée
→ Un accompagnement bienveillant et exigeant
→ Et une ambiance qui donne confiance et envie de parler
Bannir totalement le français n’est pas une condition de réussite. Ce qui compte, c’est de créer un climat où les jeunes osent s’exprimer, se tromper, poser des questions… et progresser.
Je partage ici les points qui me paraissent essentiels à prendre en compte pour que l’immersion soit véritablement bénéfique — et que les jeunes en ressortent transformés, confiants, et fiers de ce qu’ils ont accompli.
1. Une immersion encadrée et personnalisée
Un séjour linguistique réussi repose avant tout sur une préparation pédagogique sérieuse.
Avant le départ, il est essentiel que chaque jeune bénéficie d’un bilan de niveau individuel et d’un programme linguistique personnalisé, adapté à son âge, son niveau d’anglais et ses objectifs. Cela permet d’éviter les groupes trop hétérogènes et de maximiser la progression de chacun.
Dans les meilleurs cadres, ce travail de préparation est réalisé par une équipe pédagogique expérimentée, souvent répartie entre le pays d’origine et le pays d’accueil. Ensemble, ces professionnels construisent un environnement rassurant, stimulant et structuré, dans lequel les adolescents peuvent s’épanouir, progresser, et surtout… prendre confiance en eux.
Sur place, l’organisation d’un bon programme prévoit un équilibre entre :
- Des cours d’anglais dynamiques, centrés sur la communication,
- Des activités ludiques et créatives (pâtisserie, cricket, chasses au trésor…),
- Des excursions culturelles, qui offrent une vraie mise en pratique du vocabulaire appris.
L’encadrement est également un point clé. Les coaches anglophones ne parlent pas français, ce qui pousse naturellement les jeunes à s’exprimer en anglais dès qu’ils en ont la capacité. Mais un accompagnateur francophone est toujours présent, en soutien discret, pour rassurer, cadrer et intervenir si nécessaire.
Résultat ? Les jeunes sont exposés à l’anglais entre 80 et 100 heures par semaine — une immersion linguistique réelle, mais toujours bienveillante et adaptée à leur réalité.
Chez VICI, notre mission depuis plus de 20 ans est d’aider les jeunes à progresser réellement en langue. Avec 80 à 100 heures d’exposition à l’anglais, les participants vivent une véritable immersion — dans un cadre sécurisant, stimulant, et pensé pour encourager la prise de parole.
Ce cadre est le fruit du travail conjoint de Laura Vandendorpe, basée en France, et Corinna Anderson, basée au Royaume-Uni. Ensemble, elles conçoivent et ajustent chaque programme pédagogique avec soin, pour garantir un séjour linguistique cohérent, personnalisé et véritablement transformateur pour chaque jeune.
2. Pourquoi l’alternance entre français et anglais peut-elle booster l’apprentissage ?
Beaucoup pensent que parler français pendant un séjour linguistique est contre-productif.
Pourtant, des études en neurosciences montrent que jongler entre deux langues stimule le cerveau, améliore la mémoire et favorise la flexibilité cognitive — autant de leviers essentiels à l’apprentissage des langues.
Bien sûr, les élèves parlent français entre eux à certains moments, notamment lors des pauses ou en soirée. Et c’est tout à fait normal. C’est comme un trek : après une journée intense, on a besoin de souffler. Cela ne veut pas dire qu’on ne progresse pas.
Il s’agit là d’une idée reçue très répandue : penser que la simple présence d’autres francophones compromettrait l’efficacité de l’immersion.
En réalité, ce n’est pas la langue utilisée entre les jeunes qui détermine la réussite du séjour, mais ;
→ la qualité du cadre pédagogique
→ l’accompagnement
→ la manière dont l’environnement est structuré pour encourager l’usage actif de l’anglais.
Le cadre rassurant que nous créons peut leur permettre de reprendre leur souffle, pour mieux se replonger ensuite dans l’anglais.
Ce rééquilibrage entre exigence et sécurité émotionnelle est au cœur de notre méthode.
Nos coachs de langues sont formés pour encadrer cette progression : ils mettent en place un environnement pédagogique stimulant, des activités interactives et des consignes précises qui favorisent l’expression spontanée en anglais.
Ainsi, même si les jeunes échangent ponctuellement en français, c’est pour mieux assimiler, comprendre, comparer — et progresser.
3. Une immersion progressive et réaliste
J’ai rencontré un jeune qui avait participé à une immersion totale, sans aucun interlocuteur francophone. Il a apprécié l’expérience, mais m’a confié qu’il se sentait parfois perdu et devenait passif, faute de pouvoir tout comprendre ou répondre.
Ce jeune homme est certes revenu avec quelques automatismes, liés à l’écoute constante de l’anglais, mais sans réelle progression structurelle ou approfondie dans la langue. En réalité, il avait davantage vécu un camp d’aventure en anglais qu’un véritable programme linguistique pensé pour faire évoluer ses compétences.
L’objectif n’est pas de créer une immersion punitive ou frustrante.
Bien au contraire : il s’agit que les jeunes repartent avec l’envie de continuer à apprendre l’anglais, et non de le fuir. Pour cela, il est essentiel de leur offrir un cadre structuré, bienveillant et stimulant — et c’est précisément le rôle des coachs linguistiques.
Ce sont eux qui, grâce à leur expertise, leur pédagogie et leur sens de l’humain, construisent un environnement où les jeunes se sentent suffisamment en confiance pour oser parler, échanger, et progresser.
Ils savent comment encourager la participation active, susciter l’intérêt, et transformer chaque moment en opportunité d’apprentissage.
C’est aux professionnels de l’immersion linguistique de rendre cette expérience riche, motivante et porteuse de sens.
Les jeunes, eux, n’ont pas encore toutes les ressources pour parler anglais 100 % du temps — mais ils ont toute la curiosité et l’ouverture pour s’y engager pleinement… à condition d’être bien accompagnés.
Ce que je souhaite aux jeunes d’aujourd’hui:
Lorsque je me suis expatriée aux États-Unis, il y a maintenant plus de trente ans, j’avais un bon niveau scolaire en anglais, mais très peu de confiance pour parler. J’éprouvais également de réelles difficultés à comprendre l’anglais tel qu’il est parlé au quotidien : rapide, spontané, souvent truffé d’expressions idiomatiques. Cette expérience a été un vrai choc… mais un choc salutaire. Elle a littéralement entraîné mon oreille, forgé mon cerveau à l’exercice d’absorption linguistique en immersion.
Ce qui m’a énormément aidée à progresser, c’est aussi d’avoir rencontré deux amies françaises là-bas. On parlait bien sûr anglais tout au long de nos journées, mais le soir venu, on échangeait en français sur ce qu’on avait appris, compris ou mal compris. On discutait des expressions idiomatiques, on se posait des questions sur le vocabulaire.
Ce n’était pas une régression : c’était une consolidation. Et cela m’a permis de progresser encore plus vite, en toute confiance.
C’est exactement ce que je veux aujourd’hui offrir aux jeunes qui partent en immersion avec VICI. Nous proposons un cadre structuré, stimulant, exigeant, dans lequel l’anglais est partout : en classe, pendant les activités, les repas, les excursions. Mais nous ne créons pas un environnement fermé, hermétique. Il y a toujours un accompagnateur francophone, pour rassurer en cas de besoin. Le français n’est utilisé qu’en dernier recours — pour clarifier un règlement, rassurer un jeune, ou assurer la sécurité.
Et surtout, je les encourage à partager leur expérience entre eux, même en français, car cela les aide à digérer, à assimiler, à faire des ponts entre les deux langues. Ce n’est pas une faiblesse : c’est une stratégie d’apprentissage.
L’immersion ne signifie pas isolement.
Elle signifie exposition maximale dans un cadre bienveillant. Et c’est dans cette ambiance que les jeunes prennent confiance, osent parler, font des erreurs, rient, comprennent… et progressent, parfois bien plus qu’ils ne l’imaginaient.
Non, un séjour linguistique de deux ou trois semaines ne rendra pas votre enfant bilingue. Mais oui, il peut lui offrir un véritable déclic, une confiance nouvelle, et des bases solides sur lesquelles bâtir tout son parcours linguistique.
C’est le début d’un tout nouveau monde qui s’ouvre à lui.
— Nathalie Danon, Fondatrice de VICI Language France
En savoir plus sur nos séjours en immersion ?
Ou envie d’en discuter directement avec moi ?
📧 Contactez-moi par email : ndanon@thevici.com
📞 Ou par téléphone : 06 25 83 87 57
